Tous complices ? Tous coupables ?
Je ne sais pas si vous avez eu l’occasion de lire cet article de Libération, mais c’est tout bonnement honteux. Le père est une sacrée enflure, mais que dire de toutes les personnes qui ont côtoyées ce père et sa fille !
Elle est arrivée avec des feuilles de cahier d’écolier à la main. Sur le papier quadrillé, Lydia Gouardo, 45 ans, a listé toutes les choses qu’elle voudrait «oser dire» à sa belle-mère. «Quand tu voyais mon père avec moi dans mon lit, et que tu lui disais : “Tu n’as pas encore fini ?”, “Bon alors c’est fait ?” Et quand je pleurais tu disais : “Arrête ton cirque.”»
La belle-mère de Lydia Gouardo, Lucienne Ulpat, 68 ans, comparaissait ce vendredi devant la cour d’appel de Paris pour non-empêchement de crime. Violée, battue, torturée pendant vingt-huit ans, Lydia a eu six enfants de son père et tortionnaire, Raymond Gouardo, décédé en 1999. Lucienne Ulpat, la concubine de Raymond Gouardo, partageait leur vie pendant tout ce temps. Elle s’occupait des enfants nés de la relation incestueuse. Elle assistait aux viols et aux tortures, affirme Lydia.
«Et quand il me forçait à boire avec un entonnoir, pourquoi tu ne lui as rien dit ?», questionnent les feuilles du cahier. «Et l’éther, ça sentait partout, tu disais : “Il faut ouvrir les fenêtres.” Mais lui il te répondait : “Avec ça au moins elle ferme sa gueule.”»
Outre la plainte de Lydia pour non-empêchement de crimes, la cour d’appel devait examiner celle d’une amie de Lydia également violée par Gouardo, ainsi que celle d’un des fils de Lydia qui se plaint d’agressions sexuelles infligées par Lucienne Ulpat. En première instance, il y a un an, à Meaux, condamnée à trois ans de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende, la belle-mère s’était défendue en répétant qu’elle n’était «au courant de rien». Une position difficilement tenable au vu des nombreux témoignages figurant au dossier.
«Le village savait». En mai 2007, après le premier jugement, Libération s’était rendu à Coulommes, le village de 400 habitants de Seine-et-Marne où habitent les Gouardo. «Tout le monde savait que Gouardo était le père des enfants de sa fille, confiaient alors plusieurs voisins. Il ne s’en cachait pas, il s’en vantait même.» Le maire de l’époque, Prudent Delagarde, confirmait: «Oui, je savais, tout le village savait. Mais n’allez pas salir Coulommes. Les gens qui font ces choses-là entre eux, on n’a pas à s’en mêler. C’est une famille d’indésirables dont on n’a jamais voulu ici.»
Lydia Gouardo a gardé des airs timides de petite fille. Ses grands yeux bleus vous fuient lorsqu’elle ne vous connaît pas. Cherchent sans cesse à accrocher votre regard une fois qu’elle a donné sa confiance. En arrivant au tribunal, ce vendredi, elle dit tous les espoirs qu’elle a dans ce procès en appel : «J’aimerais que, cette fois, ma belle-mère me demande pardon. Et qu’il n’y ait pas de huis clos. Pendant toutes ces années les institutions ont protégé mon père et ma belle-mère. Personne n’a voulu écouter mon histoire.» Mais dès les premières minutes de l’audience, la procureure demande le huis clos, «compte tenu de la difficulté à parler de certaines choses». L’avocat de Lydia, Alain Mikowski, s’y oppose. Celui de Lucienne Ulpat y est favorable. Son argument : «encore une fois Lydia Gouardo est venue accompagnée de nombreuses personnes.» Huis clos, tranche la présidente. Le compagnon de Lydia, ses fils et les trois journalistes présents se dirigent vers la porte. Elle leur lance un dernier regard perdu.
Acide. Lydia avait huit ans lorsque son père l’a violée pour la première fois. Elle venait à peine de réchapper d’un «accident» gravissime : «ma belle-mère m’a plongé dans une baignoire d’eau bouillante pour me punir». Très grièvement brûlée l’enfant est hospitalisée plusieurs semaines. Son père décide alors qu’elle n’ira plus à l’école, qu’elle restera en permanence avec lui. «L’Education nationale ne s’est jamais souciée de cette enfant déscolarisée. Il n’y a pas eu de signalement, alors que la famille était suivie par les services sociaux. Il n’y a pas eu de signalement de médecins alors que Lydia Gouardo a été par la suite régulièrement hospitalisée pour des brûlures à l’acide chlorhydrique infligées par son père. Quant à la gendarmerie, elle a été plusieurs fois alertée, et on n’a retrouvé aucune trace des plaintes déposées. On est, dans cette affaire, face à de très graves dysfonctionnements des services de l’Etat», confie une source proche du dossier au palais de justice de Meaux.
De ses huit ans jusqu’à la mort de Raymond Gouardo, le 19 novembre 1999, Lydia est régulièrement violée et torturée par son père. Chignole, scie, marteau, lame de rasoir… «De toute ma carrière, je n’avais jamais rien entendu d’aussi atroce», témoigne un enquêteur. Lydia fait de nombreuses fugues. A chaque fois, les services sociaux la ramènent à son père. Elle a 20 ans lorsque naît le premier enfant issu de ces viols, suivi de cinq autres naissances. «Quand, à la maternité, on me demandait qui était le père, je répondais la vérité : le père, c’est mon père. Il a assisté à tous mes accouchements. Personne n’a semblé y voir un problème», raconte-t-elle.
«Il y a des médecins, des gens de l’aide sociale à l’enfance, des avocats et des juges qui rencontraient sans cesse cette famille, constate François La Burthe, l’avocat de Lucienne Ulpat. Et pourtant ma cliente est seule dans le box.» Seule, et poursuivie seulement pour la période allant du 10 août 1998 au 19 novembre 1999, les faits antérieurs étant prescrits. «Si tu ne savais vraiment rien, alors pourquoi mon père dormait tous les soirs avec moi et pas avec toi», demande le cahier de Lydia.
Source : http://www.liberation.fr/actualite/societe/317068.FR.php
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Si la justice en France avait un sens, il devrait y avoir condamnation de tous le village a des dommages et intérêts individuels de plus de 50000 € pour l’exemple de ce dont doit être puni l’individualisme lorsqu’il pousse à la non assistance à personne en danger. Les médecins, sage-femmes, infirmières, assistantes sociales devraient être fichées par un an de prison avec sursis et une amende de 10000 €. Tout cela serait un minimum pour rendre dignité à la victime mais surtout à la population française qui doit vivre avec ces animaux écoeurants à ses côtés.
comment un village as t il pus rester muet??????????????????????????ils sont eux aussi coupable je souhaite beaucoup d amour a cette femme et ses enfants jespere qu il existe un enfer pour ses bourreaux c est tellement triste
je viens de voir le reportage, il m’a ému j ai vu une petite fille pleine de vie et un sourire resplendissant
la honte pour les services sociaux gendarmerie hopitaux et sage femme et aussi sont village lamentable ils devraient etre aussi juger
je lui souhaite a lydia plein de bonheur comme elle merite car avec un sourire pareil avec ce quelle a vecue je dit bravo madame vous avez un grand coeur.et une peine de mort que la vie a fait pour son bourreau et maintenant sa belle mere quelle ordure pouaaaaaaaaaaaaaaaa
je suis traumatisé,triste,le pire de chez pire (ou plutôt le plus intrigant voir extremement douteux) est la condamnation de 3 ans avec sursis et 15000 d’amende pour la belle mere en 1999.C’est une blague? vous ne pensez pas que cette histoire cache beaucoup de choses (influence,terreur,emprise de la famille sur un village). Avec toutes les personnes ayant eu connaissance de la situation…nan c pas possible y a un truc qui cloche.
Autres internautes qui ont posté un message,bravo,ces mots doux et pleins de beauté apporteront peut être de l eau à un enfer qui me donne honte d’être humain.
Courage à toi Lydia,tu étais splendide dimanche à la télé,j’espère que ton compagnon sylvain t’offrira beaucoup d’amour et de réconfort
Bonsoir
Comment ne pas être scandaliser par cette affaire.
Tout le village était au courant.
C’est immonde d’aprendre cela par la TV alors que tout le monde le savait.
Et vous devais vous sentir mal messieurs et mesdames.
Je pense qu’il y a non a personne en danger.
Il faudrait une enquette plus aprofondie concernant tous les gens du village.
Quant a vous LYDIA je vous souhaite du plus profond de mon coeur de vivre heureuse avec vos enfants et de continuer votre nouvelle vie comme vous nous l’avez montré
bon courage et bisous
jean pierre Brogard
japy13@free.fr