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Le sport sans langue de bois

L’incohérence des "Unes" de l’Equipe

Je previens d’avance que je vais être de mauvaise foi. Je suis un supporter parisien peut-être un peu caliméro. Mais ça me semble intéressant de comparer les unes du quotidien de référence (l’Equipe) pour se rendre compte que le traitement médiatique du PSG est différent de celui d’autres clubs. Hier l’OM s’est fait humilier à domicile contre Liverpool. Pourtant c’est Lyon qui fait la Une et pas l’Olympique de Marseille. Logique vu que Lyon joue sa qualification ce mercredi, pourtant la logique des Unes n’a pas toujours été respectée !

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Ci dessous l’Equipe du 15 Septembre 2004 après la raclée infligée au PSG par Drogba et ses amis de Chelsea (0-3). Drogba chambre les pauvres supporters parisiens et José Pierre-Fanfan incarne le naufrage parisien.

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Après l’élimination du PSG contre le CSKA Moscou de Semak (défaite 1-3) le 7 décembre 2004, la Une de l’Equipe est consacrée à la Berezina parisienne. Monaco, qui jouait sa qualification le mercredi soir (comme Lyon ce mercredi face aux Rangers) n’a pas le droit à sa Une. La priorité est faite au PSG de Pauleta, illustrant lui aussi la Berezina.

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Alors que Marseille vient de concéder une défaite humiliante, le quotidien national préfére titrer sur Lyon. La référence à la défaite marseillaise est minime.

La logique de l’Equipe n’est pas respectée. Le mardi il est logique de titrer sur le club qui joue le mardi soir, de même qu’il est logique de titrer le mercredi sur le club jouant le mercredi soir. Dans un sens il est donc compréhensible que la Une du jour soit consacrée à Lyon plutôt qu’à la défaite de Marseille. Mais alors pourquoi ce traitement après les défaites parisiennes contre Chelsea et le CSKA ?

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La médiocrité de la presse sportive française

Critiquer le football français est actuellement une mode. Tout le monde tire sur le football hexagonal. La presse sportive également. Pourtant le football français est de bien meilleur qualité que la presse qui s’y intéresse.

La question de la médiocrité de la presse française du football m’intéresse depuis de nombreuses années. Aujourd’hui je voulais écrire un billet à propos de deux mastodontes de la presse quotidienne : l’Equipe et le Parisien.

Le grand problème de la presse française est avant tout le monopole du groupe Amaury. Contrairement aux autres pays européens, l’Equipe est le seul journal quotidien spécialisé dans le domaine du sport. Un monopole dont les journalistes du quotidien dit “de référence” usent et abusent. Les invitations sur les plateaux de télévisions toutes les semaines succèdent à des prises de paroles dans les émissions de radios tous les jours. La parole d’un journaliste de l’Equipe semble être d’or. Mais surtout ces journalistes ont le pouvoir de faire la pluie et le beau temps sur le football français. Critiquer telle ou telle équipe, influer sur le licenciement de tel ou tel entraîneur, faire de tel ou tel joueur une star du football. Tout le monde se souvient de l’affaire Aimé Jacquet. L’ancien sélectionneur n’a toujours pas pardonné cette campagne de dénigrement avant la Coupe du Monde 98. Les supporters marseillais ou parisiens connaissent également bien les campagnes de déstabilisations menées par les journalistes du quotidien national. Les supporters nancéiens n’ont eux, pas la chance de lire des articles concernant leur équipe pourtant dauphine de l’OL cette année. “Pas assez vendeur” selon un journaliste de l’Equipe, fier de sa phrase sur la chaîne du même nom.

Le monopole des journalistes de l’Equipe est tel qu’ils peuvent faire la carrière d’un joueur et qu’ils essayent également de faire la sélection de l’Equipe de France. L’affaire Coupet/Barthez a duré presque une année, pour déboucher au final sur ce que tout le monde savait déjà : la place de numéro 1 pour le Marseillais. Un autre débat est en train de naître, toujours concernant la place de gardien de l’Equipe de France. Landreau critiqué, c’est Frey qui était censé être le nouveau titulaire des Bleus. Depuis la toile du gardien de la Fiorentina, c’est Mandanda qui a les faveurs des journalistes. Quel est la compétence technico-tactique de ces diplômés d’écoles de journalisme ? Aucune. On dit souvent qu’il y a 60 millions de sélectionneurs mais il y a visiblement des candidats déclarés au sein de la rédaction de l’Equipe.

Des pseudos-techniciens qui se permettent de juger les performances de certains joueurs par des notes, généralement sur 10. La critique doit exister et elle est nécessaire. Mais il faut qu’elle soit un minimum argumentée. Ce n’est souvent pas le cas des notes établies par l’Equipe. Les “médiocre” ou “bon match” succèdent aux “idem” sans aucune justification réelle. Le pif ou le copinage semblent être un bon modèle d’évaluation de certains joueurs. Personne ne s’étonne de voir des joueurs “proches” des journalistes avoir des notes surprenantes le lendemain des matchs.


Le journal Le Parisien a également une ligne de conduite à suivre. Dézinguer le PSG. Les scalps des entraîneurs parisiens sont fièrement exhibés dans la salle de rédaction du journal numéro un en Ile de France. Luis et Vahid ont ainsi subi les campagnes de lynchage médiatique du Parisien. Les articles du Parisien sont simples. Trouver un angle d’attaque à même de destabiliser le club. Les supporters se permettent souvent de critiquer le schéma de jeu d’un entraîneur. Mais combien ont-ils de lecteurs ou d’auditeurs ? Une dizaine grand maximum. Les journalistes qui n’ont aucune compétence technique pour élaborer un quelconque schéma tactique se permettent d’expliquer par A + B qu’un entraîneur diplômé, au contact des joueurs toute la semaine, est incapable de mettre en place une équipe cohérente. Surtout que ces leçons de coaching sont souvent ridicules.

Les journalistes du Parisien ont également tendance à citer des sources “proches du club”. Qu’est ce qu’une “source proche du club” ou un “proche du dossier” ? L’intérêt est que l’information provenant de cette fameuse “source” est invérifiable, ce qui permet de balancer tout et n’importe quoi sur un joueur ou un dirigeant en utilisant cette fameuse personne qui semble être une belle caution à l’imagination des rédacteurs. Bien évidemment parfois la personne existe. Un copinage avec un joueur est toujours un plus. Beaucoup de supporters parisiens ont ainsi cité Edouard Cissé comme la “taupe”. Une taupe chassée par de nombreux joueurs et journalistes. Pourtant la taupe n’existe que par le bon vouloir de la presse qui la fait naître.

On parle souvent de la qualité de la presse française. Elle serait meilleure que la presse étrangère, beaucoup trop oppressante et tabloïd. Mais la presse étrangère a le courage d’assumer ce qu’elle est contrairement à son homologue hexagonale.

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Les notes de France Football, le grand n’importe quoi !

Le football est un sport populaire et tout le monde à l’habitude de donner son avis sur les performances des joueurs. Parfois certaines notes semblent injustifiées mais l’observateur de Strasbourg-PSG est soit de mauvaise foi, soit incompétent ! Le PSG n’a pas joué un match exceptionnel loin de là, mais est-ce que les joueurs parisiens méritaient d’avoir des notes cumulés inférieurs aux strasbourgeois ou aux auxerrois battus à domicile ? Personnellement je ne pense pas. Et je trouve cela encore plus ridicule quand je vois que Sylvain Armand, plus mauvais défenseur parisien sur le terrain selon presque tous les supporters parisiens obtient la meilleure note. L’Equipe, qui appartient au même groupe que FF donne des notes totalement différentes !

Ci dessus, les notes de l’Equipe puis de France Football

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