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Air-Ball de Zach Randolph

Vu sur BasketSession. L’ailier fort des Knicks Zach Randolph se prend pour un meneur, tente plusieurs cross, manque de perdre la balle et fini sur un superbe air-ball. Je vous redonne le lien vers un portrait que j’avais fait du joueur de New-York.

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Les Knicks veulent reconquérir la NBA

Les New York Knicks sont sans doute l’une des franchises les plus “looseuses” de l’histoire de la NBA. On se souvient tous des NBA Finals 94 avec une défaite 4-3 contre les Rockets d’Hakeem Olajuwon avec notamment deux tirs de Jonathan Starks contrés dans les dernières secondes, ou des matchs mémorables contre les Pacers de Reggie Miller. Sans être ridicule, les Knicks étaient souvent placés mais jamais recompensés par une couronne NBA.Alors que la force des Knicks était une défense de fer articulée autour de Patrick Ewing et des intérieurs Bad Boys Anthony Mason et Charles Oakley, les dirigeants de New York vont complétement désarticuler cette équipe. Tout d’abord en se séparant de certains éléments clés et en les remplaçant par des joueurs grassement payés comme Allan Houston ou Larry Johnson. La malchance va également s’en mêler avec les blessures à répétition de joueurs clés, notamment de Johnson et Ewing.La saison 98/99 sera pourtant fantastique pour les Knicks. Les départs de Starks et Oakley seront compensés par les arrivées du fantasque Latrell Sprewell qui venait d’étrangler son coach à Golden State et de Marcus Camby. Qualifiés de justesse pour les play-offs au terme d’une saison raccourcie par le lock-out, les Knicks vont être déchaînés durant les phases finales. Victoire (3-2) contre les Heats à la dernière seconde sur un tir de Houston, puis élimination des Hawks et des Pacers sur un tir fantastique à 4 points (3+1) de Larry Johnson. Mais la blessure de Pat Ewing empêchera les Knicks de se battre à armes égales contre les Spurs de Tim Duncan.

Depuis cet éclat, les Knicks enchaînent les saisons médiocres. Ewing a été poussé vers la sortie, direction les Sonics. Camby est échangé contre Antonio McDyess qui se blessera gravement après un superbe début de saison. Depuis 2003 et l’arrivée d’Isiah Thomas au club, les joueurs médiocres ou en fin de carrière mais ayant de très gros contrats se succédent (Keith Van Horn ou Tim Thomas par exemple) et la masse salariale des Knicks gonfle dangeureusement. Les éléments ne jouant que pour leur pomme, c’est le cas de le dire, sont également légion (Stephon Marbury, Jamal Crawford ou encore Steve Francis). Même avec Larry Brown pourtant Champion NBA avec les Pistons rien ne change, au contraire.

Après trois saisons cauchemardesques, les Knicks espèrent bien redresser la barre et connaître à nouveau l’ivresse des play-offs qui font vibrer tout New York, notamment le fidèle Spike Lee. Isiah Thomas qui cumule les fonctions de manager et head coach depuis 2006 a choisi de se débarasser d’un de ses deux bouffeurs de ballons, Steve Francis, envoyé du côté d’Orlando. Stephon Marbury, natif de Big Apple pourra donc continuer à driver son équipe de coeur, même si les mauvaises langues (et les chiffres sont là) estiment que Starbury est un joueur qui fait perdre ses équipes (Phoenix ou New Jersey par exemple).

Aux côtés de Marbury, va jouer un autre bouffeur de ballon, le meneur arrière Jamal Crawford qui semble déjà parti sur les chapeaux de roues en ce début de saison. Le pitbull Nate Robinson (1m75 mais somptueux dunkeur) assurant le relais derrière les deux meneurs/scoreurs.
A l’aile c’est l’une de mes idoles Quentin Richardson qui est le titulaire du poste. Il est très décevant depuis son arrivée à New York, lui qui vient de l’université de DePaul. J’adore Richardson depuis ses années NCAA (merci Pathé Sport) notamment en raison de son shoot soyeux (il était même en feu lors de sa saison à Phoenix) et de ses rebonds.
Et à l’intérieur, deux talents immenses se partagent la raquette. Le pivot est Eddy Curry, un Baby Shaq du pauvre avec de meilleures mains mais totalement incapables de prendre le moindre rebond alors qu’il mesure 2m11 pour 130 kilos. A ses côtés, Zach Randolph, recruté en échange de Steve Francis possède un talent offensif énorme avec sa petite patte gauche. Malheureusement l’ancien de Portland est un véritable cas social. Derrière Eddy Curry et Zach Randolph, le pivot blanc David Lee est une très bonne surprise qui exploite au maximum son temps de jeu avec d’excellentes statistiques.

Les New York Knicks ne sont pas exceptionnels cette année. Les joueurs sont extrêmements personnels et donnent l’impression de jouer pour leurs stats plutôt que pour leurs coéquipiers. Pour ne rien arranger, Isiah Thomas est un mauvais manager et ne semble pas être parti pour faire une grande carrière de coach. Pourtant j’ai énormément d’espoirs pour cette équipe, car le talent est là. Et si tous les joueurs décident de jouer ensemble, les Knicks peuvent faire très mal cette année !

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