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Airness lance sa ligne de parfum

Si je me souviens bien, j’ai entendu parler d’Airness pour la première fois il y a 5 ou 6 ans dans un reportage de Capital ou d’Envoyé Spécial sur l’ascension phénoménale de Malamine Koné et de sa marque Airness. Un peu dans le même genre que celle de Mohamed Dia. Le jeune entrepreneur noir de banlieue qui réussit c’est toujours vendeur pour les médias et ça permet de faire le contre-poids des problèmes dans les quartiers. Je n’irai pas jusqu’à dire que les deux hommes ont été des “cautions”, mais au début de l’aventure Airness et Dia, il est à peu près évident qu’ils ont été boostés par leur situation.

Encore fallait-il être capable d’assurer par la suite avec des produits de qualité et grand public.

Si Dia s’est intéressé avant tout au basket-ball (avec le formidable jingle de George Eddy avant les matchs de NBA sur Canal + : “la NBA avec NBA by Dia” à imaginer avec l’accent franglais de Mister George …) Koné a choisi le football. Même si je ne suis pas fan, mais alors pas fan du tout de Didier Drogba, Airness a su avoir le nez creux en le faisant signer un contrat d’exclusivité juste avant qu’il explose à l’OM (bon par déontologie, je suis obligé de dire que c’est grâce à Steve Marlet que la marque s’est réellement développé. L’ancien plus mauvais joueur du championnat d’Allemagne étant un ancien copain de classe de Koné).

Il faut d’ailleurs souligné l’ingéniosité de la stratégie de communication de Koné : fournir de bons joueurs de football en produits Airness pour qu’ils en fassent la promotion en dehors des sessions officielles de promo. Airness a donc fait signer les premiers contrats extra-sportifs aux athlétes.

Sans oublier que le logo d’Airness (une panthère) ressemble beaucoup au logo de Puma : volontaire ou non, cette ressemblance a permis de braquer les projecteurs sur cette marque.

Outre les joueurs, Koné a su convaincre des clubs professionnels de lui faire confiance : Lille, Nantes, Rennes ou encore Fulham ont rapidement fait d’Airness leur équipementier officiel la saison dernière. Cette saison, Airness s’est même fait remarqué en étant l’un des nombreux sponsors de Guy Roux. Une marque de sponsor avec un gentil bourguignon, un joli mariage témoignant de la volonté de se développer et de se démocratiser. On citera également l’investissement d’Airness dans le basketball (Nancy par exemple) et le rugby (Bourgouin).

Autant dire qu’en quelques années, Airness est devenu l’une des références et des belles histoires du monde de l’habillement.

Outre ses activités vestimentaires, Airness s’est récemment diversifié en s’associant avec l’Oréal pour la création d’une ligne de parfum. Pourquoi ? Selon Koné il s’agit d’un vêtement invisible et il était important pour Airness de se positionner sur un produit en pleine expansion chez les hommes.

Contrairement à mon père, je ne suis pas métro-sexuel et donc pas trop dans le monde de la mode et du parfum, je ne peux pas donner un avis de spécialiste sur ce parfum, mais j’ai été séduit par l’un d’eux que voici ci-dessus (envoyé gracieusement par Anne-Claire : en plus d’une panthère et d’un pull).

Le parfum est plutôt fort et il suffit d’une pulvérisation pour tenir toute la journée. Je l’ai eu vendredi et je suis vraiment fan de mon parfum qui d’ailleurs ne me semble pas excessivement cher : 17 euros pour 75 ml.

Voici une présentation de la gamme Airness / l’Oréal

Instinct Musk

Instinct Cool

Instinct Power

Airness propose également trois déoparfums : Urban, Deep et Fresh.

Je n’ai donc qu’un conseil, parfumez-vous avec les parfums Instinct d’Airness. Vous finirez peut-être par être une superstar à Chelsea … (et je ne ferai aucun commentaire désobligeant sur la fin de carrière de Bob Marlet …)

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