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Onomatopées philosophiques d’un penseur sans influence

A la découverte du Shakhtar Donetsk

19 septembre 2007 Portraits Laurent 1 commentaireImprimer Imprimer

En épluchant la presse quotidienne, de nombreux français ont du être étonné de découvrir que le premier du groupe D de la prestigieuse Ligue des Champions n’était pas le Milan AC, vainqueur de l’épreuve la saison passée, mais le club ukrainien du Shakhtar Donetsk.Etre premier de son groupe après un seul match n’a pas une grande signification sportive - l’OM est également premier devant Porto et Liverpool - mais permet tout de même de faire parler.

Pour le moment, le Shakhtar a surtout fait parler de lui lors du mercato. Les dirigeants ukrainiens ont dépensé 60 millions d’euros sur le marché des transferts. Argent sale ou pétrodollars ? Pas forcément quand on sait que les Oranges en ont récupéré autant en vendant leurs stars à des clubs occidentaux.

Il faut dire que depuis trois ans et l’arrivée au club du coach roumain Mircea Lucescu, le Shakhtar est entré dans une nouvelle ère.

Donetsk est une ville ukrainienne de la région du Donbass dont la population atteint bientôt le million d’habitants. Renommé Stalino, en référence à “l’acier” et non pas en hommage à Staline, en 1924, Donetsk a acquis son nom actuel depuis 1961.

Fondé en 1936 sous le nom de Stakhanovets Stalino, le Shakhtar Donestk (nom du club depuis 1963) est la propriété d’une personnalité locale, Rinat Akhmetov, qui a fait fortune dans l’acier. Agé de 40 ans, le propriétaire du club a une fortune estimée à 4 milliards de dollars (214ème fortune mondiale selon le magazine Forbes).

L’homme le plus riche d’Ukraine peut donc se permettre d’investir massivement. Tout d’abord en recrutant des coachs européens à prix d’or. Nevio Scala en 2002 puis Bernd Schuster (actuellement au Real Madrid) en 2003, furent ainsi les premiers étrangers à entraîner le Shakhtar.

Le premier titre du club fut conquis en 2002 mais le véritable essor du club date de 2004 avec l’arrivée du technicien roumain Mircea Lucescu.

Ancien international roumain, Lucescu est également un entraîneur de grande qualité. Habitué du championnat italien, il fut coach de l’Inter en 1999, il a ensuite entraîné du côté d’Istambul à Galatasaray puis au Besiktas. C’est en 2004 qu’il va poser ses valises à Donetsk. Il va tout de suite s’imposer en remportant deux titres de champion d’Ukraine en 2005 et 2006, avant de céder dans la dernière ligne droite la saison dernière au profit du Dinamo de Kiev. Les deux clubs trustent les premières places de la “Ligue Suprême” depuis de nombreuses années. Depuis bientôt 10 ans, Le Shakhtar a toujours fini dans les deux premiers du classement.

Grâce à la fortune de son président et l’oeil de son entraîneur en chef, le Shakhtar a pu se construire une équipe de grande qualité. Une armada qui règne déjà sur l’Ukraine et qui aimerait s’imposer en Europe. Pourtant malgré de solides arguments financiers, les Oranges ont été déplumés cette année.

Au rayon des départs, Aghahowa, Elano, Marica, Matuzalem ou encore Tymoschuk ont déjà fait leurs valises vers des championnats plus exposés pour les premiers ou encore plus rémunérateurs pour le dernier.

Julius Aghahowa, bien connu des amateurs du célèbre jeu de management l’Entraîneur a décidé d’aller exercer ses talents du côté de Wigan. Orange durant six ans, le Nigérian a inscrit 33 buts en 90 matchs pour le compte du Shakthar. En difficulté en Angleterre, l’international était apprécié en Ukraine sans pour autant justifier son excellente réputation chez les managers virtuels !

Autre star de Football Manager, Ciprian Marica. Le talentueux roumain n’est pas un buteur. Auteur de seulement 17 buts en trois saisons ukrainiennes, Marica, agé de 22 ans, est pourtant un attaquant remuant. Peut-être pas au point de justifer la somme investie par le champion d’Allemagne en titre, Stuttgart, qui n’a pas hésiter à dépenser 8 millions d’euros pour faire céder les dirigeants ukrainiens.

Mais la saison dernière, la véritable star de l’équipe était le brésilien Elano Blumer. International brésilien alors qu’il évoluait encore sous les couleurs du Shakhtar, Elano n’aura passé que deux ans en Ukraine. Ancien coéquipier de Diego et Robinho à Santos, le milieu offensif s’est imposé comme un mailon important du dispositif de Lucescu. De quoi attirer des convoitises. Malgré des solliciations venues d’Espagne, le joueur de 26 ans a préféré rejoindre le championnat anglais pour 12 millions d’euros. Bien lui en a pris puisqu’il est la révélation de Premier League sous les ordres d’Eriksson.

Aux côtés d’Elano c’est un autre brésilien, Matuzalem, qui imposait sa technique. Agé de 27 ans, la révélation du championnat du monde des moins de 17 ans en 1997 avait surtout évolué en Italie (Naples, Brescia) avant de rejoindre le Shakhtar en 2004. Convoité par de nombreux clubs italiens, le brésilien avait pourtant choisi le Shakhtar avec un salaire princier à la clé et un record d’achat (12 millions d’euros) pour un club ukrainien. Capitaine et meilleur joueur du club la saison dernière, Matuzalem a pourtant quitté son club pour rejoindre Saragosse. Une opération illégale selon le club ukrainien. Une histoire qui se termine mal pour ce joueur qui a émerveillé les supporters de Donetsk, notamment grâce à un but fantastique inscrit la saison dernière face au FC Séville.

Et les joueurs ukrainiens dans tout ça ? Anatoly Tymoschuk est sans doute le meilleur joueur ukranien du moment, Shevchenko y compris. Joueur majeur du Shakhtar pendant 10 ans, l’international ukrainien était le leader du club. Faisant la loi au milieu du terrain, Tymoschuk a pourtant quitté Donetsh pour Saint-Petersbourg en février 2007. Une somme record de 15 millions d’euros est évoquée pour le transfert du joueur qui était pourtant très proche d’Arsenal en 2006.

D’autres joueurs majeurs ont également quitté le club durant ce mercato. Les gardiens Pletikosa et Lavstuka du côté de Moscou et Bochum ainsi que l’attaquant international Vorobey à Dniepr.

A la lecture de la colonne des départs, les supporters du Shakhtar avaient de quoi être inquiets. Cinq ou six titulaires de la saison dernière ont ainsi quitter le club.

Afin de les remplacer, les dirigeants ukrainiens se sont essentiellements tournés vers l’Amérique du Sud (Ilsinho, Willian Borges, Nery Castillo) mais également vers l’Italie (Christiano Lucarelli) sans négliger le championnat local (Yezerskiy, Pyatov, Gladkyy).

Etudions de plus près l’effectif du Skakhtar Donetsk :

Les gardiens :

Les deux portiers “titulaires” la saison passée ont quitté le club. Lavstuka pour Bochum et Pletikosa pour le Spartak. Afin de les remplacer, les dirigeants ont accordé leur confiance à deux jeunes gardiens ukrainiens et pas des moindres puisque Bogdan Shust et Andriy Pyatov sont tous les deux internationaux et étaient dans les 23 en Allemagne.

Andriy Pyatov (né en 84) est le titulaire du poste depuis son arrivée en provenance du Vorskla Poltava. Grand (1m90), il possède une très bonne technique individuelle et semble être également le futur numéro un en sélection.

Son numéro deux, Bogdan Shust (né en 86) a également un grand gabarit. Présent à la Coupe du Monde à seulement 20 ans il a tout pour devenir un gardien titulaire. Malheureusement, après plusieurs matchs comme numéro un au Shakhtar, il s’est fait piquer le poste par Pyatov.

Les défenseurs :

La défense de Mircea Lucescu n’a pas été trop touchée par l’exode massif de cet été. Elle s’est même renforcée.

Mariusz Lewandowski (né en 1979) est un ancien qui a vécu la montée en puissance du club. Il est considéré comme défenseur mais il n’est pas rare qu’il monte au milieu de terrain où il est sans doute plus performant. L’international polonais, au club depuis 2001, est un titulaire régulier même s’il n’est pas convoité par des clubs occidentaux.

Dmytro Chygrynskyy (né en 1986) est le grand espoir du football ukrainien. Pur produit du centre de formation du club, il est international depuis 2006 (il était titulaire contre la France). Défenseur central de formation, il est peut-être un peu trop lent mais reste un stoppeur de grande qualité, un peu “à l’ancienne”. Il est même le nouveau capitaine du club, preuve de son importance au sein de l’effectif.

Ilsinho (né en 1985) est annoncé comme latéral droit. Il est pourtant utilisé en tant que milieu droit voire milieu défensif depuis son arrivée en Ukraine en juillet 2007. Une arrivée en grande pompe pour le Brésilien qui était convoité par le Milan AC et le PSG. Le Shakhtar a du dépenser plus de 15 millions d’euros afin d’attirer en Ukraine l’ancien joueur de Palmeiras et de Sao Paulo.

Volodymir Yezerskyy (né en 1976) est l’autre recrue majeure du club en défense. Ancien de Dniepr, il est international depuis bientôt 10 ans. Ce défenseur central s’est déjà imposé au sein de la défense du Shakhtar.

Ravzan Dinca Rat (né en 1981) est au club depuis 2003. Le compatriote de Lucescu est le titulaire du poste de latéral gauche depuis son arrivée en provenance du Rapid Bucarest. Egalement titulaire en équipe nationale, Rat est un arrière gauche consiencieux, sans grand talent mais qui ne fait presque jamais de bourdes.

Darijo Srna (né en 1982) est le pendant de Rat sur le côté droit. Mais contrairement au Roumain, Srna a un gros bagage technique et n’hésite pas à apporter le surnombre offensif. Comme Ilsinho, il est capable d’évoluer en tant que milieu droit mais il semble s’être installé en défense. Courtisé durant l’été, le Croate pourrait quitter le club très prochainement.

Alexandr Kucher (né en 1982) est en passe de s’imposer comme un futur titulaire en sélection nationale. International depuis 2006, il est au club depuis environ un an et commence à s’affirmer au sein de la défense du Shakhtar. Il était d’ailleurs titulaire lors du premier match de Ligue des Champions face au Celtic.

Thomas Hubschman (né en 1981) est titulaire régulier en défense centrale depuis son arrivée en 2004. A l’époque il était convoité par le PSG et le Werder Brême. Son départ en Ukraine avait surpris de nombreux observateurs. Pourtant, il s’est imposer aussi bien au Shakhtar qu’en équipe nationale. Plus petit que ses coéquipiers de la défense centrale, il présente plutôt le profil d’un stoppeur même si il dispose d’une très bonne relance.

Les milieux :

Igor Duljaj (né en 1979) a rejoint le Shakhtar en février 2004 en provenance du Partizan Belgrade. International serbe depuis 2000, le milieu défensif compte près de 100 matchs sous les couleurs de Donetsk. Sans être titulaire indiscutable, il est précieux par son placement et sa justesse technique. Il reste toutefois trop léger dans les duels et un peu trop lent pour faire une carrière dans un club plus huppé.

Contrairement à son compatriote, Zvonimir Vukic (né en 1979) a tenté l’expérience occidentale. Très jeune il a intégré les équipes de jeunes de l’Atletico Madrid sans succés. Relancé par le Partizan Belgrade il a ensuite confirmé un potentiel de buteur à Donetsk. Son expérience anglaise à Portsmouth il y a deux ans fut un échec et malgré un retour en Ukraine, il peine à retrouver son meilleur niveau. Un départ définitif est à l’ordre du jour.

Olexiy Gai (né en 1982) est arrivé au club en 2000 et s’est imposé dès 2002. Après deux ans du côté de Marioupol, Gai est revenu dans son club de coeur. Malgré de bonnes aptitudes techniques, l’international ukrainien souffre de la comparaison avec ses coéquipiers brésiliens, Jadson et Fernandinho.

Le Brésilien Jadson (né en 1983) est au club depuis trois ans et demi. Formé à l’Atletico Paranaense, le jeune milieu de terrain offensif s’affirme de plus en plus. Petit et vif, il possède un gros bagage technique mais il présente un gros déficit au niveau de l’impact physique. C’est peut-être ce qui lui a valu de signer en Ukraine, où la vitesse n’est pas prépondérante, en quittant le Brésil où il restait sur une saison à 15 buts.

Avec les départs conjugués d’Elano et Matuzalem, le Brésilien Fernandinho (né en 1985) s’est vu confié les clés du milieu de terrain du Shakhtar. Comme son compére Jadson, il a été formé à l’Atletico Paranaense. Mais contrairement à son ainé, il a une meilleure côte sur le marché international. Champion du Monde Juniors en 2003 avec Nilmar et Daniel Carvalho, Fernandinho a pourtant eu du mal à s’imposer au sein du milieu de terrain ukrainien. Il s’est notamment vu reprocher son manque d’efficacité face au but. Pourtant il sera titulaire indiscutable pour la deuxième saison d’affilée avec la ferme intention d’imiter Elano et Matuzalem afin d’intégrer la Selecao.

Le troisième brésilien du Shakhtar est le milieu offensif Willian Borges (né en 1988). Ce nom vous dit sans doute quelque chose car il était très proche de signer à l’OL durant le mercato estival. Agé de 19 ans et après seulement 15 matchs en première division brésilienne, Willian était déjà convoité par toute l’Europe du Football. Ce dribbleur exceptionnel, présent à la Coupe du Monde Juniors 2007 avec la selecao a pourtant le Shakhtar pour ces cinq prochaines saisons. Les dirigeants brésiliens ont empoché plus de 15 millions d’euros lors de ce transfert. Même s’il n’a pas encore evolué sous les couleurs de son nouveau club, Willian a tout pour devenir un grand.

Les attaquants :

Oleksiy Belik (né en 1981) est encore présent au Shakhtar mais pourrait quitter le club très prochainement. Pur produit du centre de formation de Donetsk, Belik a connu les trois titres du club. Exceptionnel lors de la saison 2002-2003 (21 buts), l’international ukrainien n’a jamais confirmé par la suite. Il reste toutefois un attaquant de talent qui a participé à la Coupe du Monde 2007. Mais comme Vorobey, il devra sans doute partir en raison de la concurrence des nombreux attaquants étrangers du Shakhtar.

Le brésilien Brandao (né en 1980) pourrait presque être considéré comme un ukrainien. Au club depuis plus de cinq ans, il s’est même murmuré que les dirigeants de la fédération avait essayé de faire de lui un international ukrainien. Arrivé en provenance de Sao Caetano, Brandao n’est pas le brésilien le plus connu de l’effectif mais il est a coup sûr le plus efficace. Auteur de 50 buts en 100 matchs il a un profil de joueur gaucher, technique et puissant. Capable de venir chercher quelques ballons au milieu de terrain, le grand brésilien est un élément essentiel du dispositif de Lucescu. Peu en vue sur la scène européenne les années précédentes, il s’affirme désormais comme le leader offensif du Shakhtar cette année avec deux buts en trois matchs.

L’attaquant qui épaulera Brandao cette année, est le “mythique” Cristiano Lucarelli (né en 1975). Auteur de 63 buts en trois saisons à Livourne, l’Italien a surpris tout le monde en rejoignant l’Ukraine. Son banquier en revanche a du se frotter les mains en voyant le salaire proposé par le Shakhtar (4 millions d’euros par an). Lucarelli est un avant-centre puissant, n’hésitant pas à jouer avec son physique. Politisé, il est communiste, l’international italien a déjà conquis les supporters ukrainiens en marquant en Ligue des Champions et en Championnat. Mais il est peu probable qu’il s’éternise à Donetsk. Moins de quinze jours après sa signature, il voulait déjà repartir à Livourne.

Nery Castillo (né en 1984) est la révélation de la dernière Copa América sous les couleurs du Mexique. Il aurait d’ailleurs pu la jouer avec la Celeste, car il possède la double nationalité Mexico-Uruguyaene. Et même triple si on considère qu’après ses septs ans passées en Grèce, il aurait pu revetir le maillot du Champion d’Europe en titre. (la Grèce lui avait d’ailleurs fait de grosses propositions financières). Mais le natif de San Luis Potosi a finalement choisi de représenter son pays de naissance. Comme Brandao et Lucarelli, le Mexicain est gaucher, mais il n’a pas le même gabarit que ses acolytes de l’attaque. Capable d’évoluer également au poste de milieu offensif, Castillo est rapide et possède une jolie frappe qui lui a valu d’inscrire 12 buts la saison dernière. Convoité par Manchester City, Nery Castillo a pourtant décidé de poursuivre sa carrière en Ukraine. La somme évoquée pour son transfert est colossale : 20 millions d’euros.

Même si le Shakhtar Donetsk a recruté plusieurs étrangers en attaque, il n’en reste pas moins que plusieurs successeurs à Shevchenko exercent leur talent en Ukraine. Peut être même avant Milevsky de Kiev, c’est actuellement Oleksandr Gladkyy (né en 1987) qui est pressenti pour être le futur étendard du football ukrainien en Europe. Alors qu’il vient à peine de fêter ses 20 ans, il est déjà le meilleur buteur de l’effectif. Avec ses sept buts en sept matchs, il confirme tout son potentiel entrevu à Kharkiv (il a terminé meilleur buteur du championnat 2006-2007 avec ce club). L’année 2007 aura donc été celle du bonheur pour Oleksandr avec ce titre de meilleur buteur, un transfert vers le Shakhtar en juin (2.5 millions d’euros) et une première sélection nationale en août durant laquelle il a marqué. La nouvelle pépite ukrainienne a tout pour devenir le nouveau Shevchenko. A lui de garder les pieds sur terre pour ne pas finir comme Rebrov (qui contrairement aux idées reçues a été formé au Shakhtar et pas au Dinamo Kiev).

Agé de 20 ans comme Gladkyy, Luiz Adriano (né en 1987) est également une star en puissance. Formé à l’Internacional de Porto Alegre, avec lequel il fut Champion du Monde des Clubs face au FC Barcelone après avoir marqué en demi-finale contre Al-Ahly. Pour le moment Luiz Adriano n’a pas encore justifié les 3 millions d’euros investis par Lucescu, mais ca ne saurait tarder.

Voici donc cette présentation détaillée du club ukrainien du Shakhtar Donetsk. J’espère que vous avez pu apprendre quelques informations ou perfectionner vos connaissances sur ce club.

En espérant qu’un club français rencontre le Shakhtar en Ligue des Champions ou en Coupe de l’UEFA afin que les français se familiarisent un peu plus avec cette bien belle équipe.

Je reste disponible pour tout renseignements ou précisions.

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  1. [...] y a quelques mois, je consacrais un article au Shakhtar Donestk, dans lequel je parlais de la mégalomanie du président du club ukrainien voulant attirer les plus [...]

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