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Archive for février, 2007

Gros plan sur Mamadou Sakho

Quoi de plus beau pour ses 17 ans que de jouer son premier match de coupe d’Europe ? La rêve de Mamadou Sakho est devenu réalité le mercredi 14 février, avec une titularisation à Athènes contre l’AEK, et une victoire 2-0. Mais qui est donc Mamadou Sakho ?

Même si la plupart des observateurs ne le connaissaient pas, Mamadou Sakho a très vite été remarqué grâce à sa coupe de cheveux très particulière, rappelant Mister T. D’origine sénégalaise, le jeune défenseur central parisien est titulaire en équipe de France des 17 ans sous la direction de François Blaquart.

Il a notamment remporté le tournoi de Montaigu l’an dernier, avec l’équipe de France, durant lequel il aura notamment marqué un but. La fin de la saison 2005-2006 a donc été excellente pour le défenseur parisien, car il a également été champion de France des 18 ans avec le Paris Saint-Germain.
Surclassé, Sakho est trimbalé cette saison entre les 18 ans, et la CFA, avec laquelle il évolue le plus souvent en tant qu’arrière gauche. Guy Lacombe fait confiance à plusieurs jeunes joueurs comme Mulumbu ou Chantôme, mais Sakho, âgé de seulement 16 ans n’intègre logiquement pas encore le groupe professionnel. C’est suite à l’arrivée de Paul le Guen en tant que coach de l’équipe du PSG, que Sakho va enfin réaliser son rêve de joueur pro sous les couleurs parisiennes. Petit flashback …

Mamadou Sakho est né le 13 février 1990 dans le 17ème arrondissement de Paris. Après un passage au Paris FC, ce pur parisien rejoint le PSG, il y’a six ans, pour intégrer le centre de préformation de Conflans-Sainte-Honorine. Très vite, il s’impose comme un défenseur très talentueux et un solide leader. Il gagne notamment le tournoi d’Athènes en 2003 avec le PSG devant Manchester, Milan ou encore l’Ajax et est élu meilleur joueur du tournoi.
Lors de la saison 2004-2005, Mamadou est titulaire avec l’équipe des 14 ans fédéraux qui réalise une saison exceptionnelle avec 22 victoires et seulement 2 matchs nul pour un goal-average record de +80 (94 buts pour, 14 buts contre). Il gagne également le tournoi d’Ostende avec la génération 1990 devant l’Ajax une nouvelle fois, Schalke et Leverkusen.

L’an dernier, Sakho âgé de seulement 16 ans est titulaire dans l’équipe du PSG lors de la finale pour le titre de champion de France des 18 ans remportée face à l’AS Monaco. Très mature, dôté d’un excellent pied gauche et d’une bonne relance, le défenseur parisien possède donc toute la panoplie du défenseur moderne. Défenseur central de formation, Sakho peut également s’exprimer sur le côté gauche de la défense, même si sa relative lenteur est handicapante. Avec son physique impressionnant (1.87m et 80kg), son avenir reste néanmoins dans l’axe, comme son modèle Lilian Thuram.

C’est pourtant au poste de latéral gauche que Paul le Guen décide de le lancer contre l’AEK Athènes (il avait déjà failli entrer en jeu contre l’AS Monaco quatre jours plus tôt), pour que ses éventuelles erreurs aient moins de conséquences. Après une première mi-temps difficile, le grand Mamadou s’impose en deuxième, en faisant valoir ses qualités défensives et offensives, malgré quelques erreurs de placement. Mais son baptême du feu est réussi, et même si il n’a pas encore rejoué depuis, tout laisse penser que Sakho deviendra un joueur majeur du PSG.

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Les journalistes du Parisien, toujours à la pointe de l’information

Le Parisien est sans doute le journal le plus populaire en France, notamment avec son édition nationale “aujourd’hui en France”. Les journalistes sportifs du Parisien aiment donner des leçons tactiques aux entraîneurs parisiens, ils aiment aussi chercher la petite bête dans le club parisien, toujours à l’écoute d’une taupe éventuelle ou d’un joueur “parlant anonymement”. Pourtant ces journalistes si parfait font souvent de vulgaires erreurs. Ainsi pour le match du 14 février, ils ont réussi la performance assez fantastique, de trouver 1 joueur sur 11 dans la composition du match. Petit retour.
Le matin du match, les envoyés spéciaux du Parisien, en direct d’Athènes annonce la composition de Paul Le Guen : Alonzo - Piètre , Rozehnal, Armand, Dramé - Chantôme (ou Cissé), Rothen, Frau, Gallardo - Luyindula, Pauleta.

Voici donc la composition qui semble se dessiner pour l’équipe parisienne. Les journalistes vont donc rédiger deux articles concernant deux titulaires potentiels, Samuel Piètre et Jérôme Alonzo. Les voici :

Bon anniversaire, Piètre !

PAUL LE GUEN est un cachotier. Pour tromper son monde, hier soir, l’entraîneur du PSG s’est présenté face aux médias grecs et français, accompagné de Bonaventure Kalou. Une demi-heure plus tard, lors de la mise en place à huis clos effectuée sur la pelouse du stade Olympique d’Athènes, l’attaquant ivoirien évoluait dans l’équipe des remplaçants.
Si le technicien breton ne change pas ses plans d’ici à ce soir, il réserve deux surprises à l’AEK Athènes : Jérôme Alonzo débutera dans les buts, et Samuel Piètre au poste de latéral droit. La probable titularisation d’Alonzo est un événement, puisque le gardien remplaçant du PSG pensait devoir attendre une blessure de Landreau pour jouer d’ici à la fin de saison (voir page 19).
Une chance inespérée Piètre, qui fête aujourd’hui ses 23 ans, ne pouvait imaginer plus beau cadeau d’anniversaire, même s’il joue d’habitude au milieu de terrain. Son unique apparition avec les professionnels du PSG se résume à dix-huit minutes en fin de match contre le Panathinaïkos (4-0), le 13 décembre au Parc. Opéré des deux genoux ces dernières saisons, le champion du monde des moins de 17 ans en 2001 n’avait jamais pu confirmer son talent jusqu’ici. A quatre mois de la fin de son contrat à Paris, il se voit donc offrir une chance inespérée. Sans doute a-t-il peiné à trouver le sommeil hier soir dans sa chambre du Divani Caravel, un palace 5 étoiles situé au coeur du quartier chic d’Athènes, face à la colline Lycabettus, point culminant de la capitale grecque (227 m).

Alonzo sort de son placard

POUR la première fois depuis le 25 octobre 2006, Jérôme Alonzo gardera ce soir les buts du PSG. Lors de la mise en place tactique effectuée hier au stade olympique d’Athènes, l’habituel remplaçant de Mickael Landreau faisait partie de l’équipe des titulaires. Sa présence au coup d’envoi face à l’AEK Athènes, comme celle notamment de Samuel Piètre (voir page 18), s’inscrit dans le turnover appliqué par Paul Le Guen.
Pour lui la Coupe de l’UEFA n’est pas une priorité et passe bien après le championnat, où le club est dans une situation difficile, et la Coupe de France, dont le PSG est tenant du titre et qui est le chemin le plus rapide pour une qualification européenne pour la saison prochaine. L’entraîneur parisien laisse donc Mickael Landreau, pourtant excellent et décisif depuis plusieurs matchs, au repos et tente le pari Alonzo.

Pourtant le soir même, la composition de Paul le Guen est totalement différente (feuille de match), et le seul joueur en commun est Clément Chantôme.

Les journalistes du Parisien ont tout simplement confondu l’équipe des titulaires avec celle des remplaçants, et sont tombés dans le tableau comme des bleus. Ils avaient du être informé au dernier moment d’un possible coup de bluff avec cette phrase : POUR FAIRE souffler certains joueurs avant le match capital contre Nancy, samedi en championnat, Paul Le Guen pourrait être tenté de modifier ses plans. Il alignerait alors contre l’AEK Athènes l’équipe qui, hier soir, lors de l’opposition, semblait destinée à s’asseoir sur le banc des remplaçants. L’équipe possible dans ce cas : Landreau - Mendy, Traoré, Cissé, Sakho - Chantôme, Mulumbu - Hellebuyck, Rodriguez - Kalou (cap), Diané soit exactement la composition annoncé par l’équipe, qui est également la composition officielle, mais le mal était fait avec ces articles sur Piètre et Alonzo.
Visiblement ils n’ont pas apprécié le bluff de Le Guen, alors que tous les observateurs, journalistes ou supporters ont souligné l’excellente prestation des joueurs du PSG, les journalistes du parisien n’ont pas du voir le même match avec des notes très moyennes. Peut être qu’ils s’étaient encore trompés de chasubles …

Le Parisien aime tellement tirer dans les pattes de tout le monde, qu’une petite critique ne leur fera pas grand mal.

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